Mauriland, ile durable 

Le président Tibye, en apprenant que le baril de pétrole pourrait la barre des 120 dollars, a décidé de prendre le taureau par les cornes. Au lieu d’augmenter le prix à la pompe, Tibye l’a baissé. D’ailleurs, il ne pouvait faire autrement et voire flamber les prix de toutes les denrées dans une cascade aux conséquences incertaines. Impatient, il a appelé son ami Trump. « Alors le bourbier iranien vous en êtes où ? Je ne pourrai indéfiniment baisser les prix, soyons sérieux ! »

Tibye, qui n’a eu aucune réponse satisfaisante de la part de Washington, réfléchit déjà à d’autres méthodes alternatives au risque de voir son pays sombrer dans la faillite. Le retour aux moyens de transport d’antan. Les diligences tirées par les chevaux pour le transport en commun et les charrettes tirées par les bœufs pour les marchandises. Le projet rentre dans la ligne directe du concept Mauriland ile Durable, si chère à notre président et dont les retombées écologiques sont indéniables. Les parkings  seront transformés en écuries ou étables dépendant de la superficie, les stations-service livreront l’avoine, les vendeurs d’accessoires pour auto trouveront d’autres produits pour customiser les animaux de trait. Le problème de la congestion de nos routes sera du coup régler ainsi que celui de la sécurité routière. Concernant  la police de circulation et des radars, un comité ministériel sera constitué pour se pencher sur la question. Pour clore la discussion et clouer le bec à l’opposition, Tibye lui demande de proposer une alternative viable  ou rejoindre la majorité dans le chantier national « Mauriland, c’est un plaisir ».     

Tibye

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