Choc pétrolier : Maurice, l’un des petits États insulaires les plus exposés aux tensions dans les pays du golfe

Une perturbation dans le détroit d’Ormuz aura des conséquences économiques majeures pour Maurice. C’est ce que révèle le rapport des Nations unies sur le commerce et le développement publié mardi. Il met en lumière la vulnérabilité du pays face à une flambée des prix du pétrole. Ce rapport confirme les difficultés des autorités à garantir l’approvisionnement en produits pétroliers pour les consommateurs et le Central Electricity Board, ainsi que les choix délicats à effectuer dans le cadre du budget qui sera présenté le 19 juin.

Selon cette analyse, Maurice figure parmi les économies les plus exposées aux perturbations dans les pays du golfe. En cas de hausse de 50 % des prix du pétrole, la facture d’importation pourrait augmenter de 4,2 % du produit intérieur brut.

Un choc important pour une économie fortement dépendante des importations énergétiques, environ 58,3 %, des pays du Golfe.

Toute perturbation pourrait compromettre l’approvisionnement énergétique du pays.

Le rapport souligne aussi que Maurice, comme la plupart des petits États insulaires en développement, importe principalement des produits pétroliers raffinés, faute d’infrastructures de raffinage. Cette dépendance limite sa capacité à absorber les chocs des marchés internationaux.

Les conséquences pourraient rapidement se faire sentir. Une hausse du prix du carburant entraînerait une augmentation des coûts de transport et du prix des biens et services. L’inflation pourrait s’accélérer et peser davantage sur le pouvoir d’achat des ménages. Le rapport évoque également un risque de ralentissement économique.

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