Recrutement : De 22 000 travailleurs bangladais en 2022-2023 à environ 8 000 en 2026

Trois ans après avoir modifié sa politique en matière de main-d’œuvre étrangère, le gouvernement revient sur la décision prise par l’ancien régime. En août 2023, l’ex-gouvernement avait drastiquement réduit le recrutement de travailleurs bangladais au profit de la main-d’œuvre indienne. Un accord de principe a été conclu entre le ministre mauricien du Travail, Reza Uteem, et son homologue bangladais, Ariful Haque Choudhury, à Genève, en marge de la 114e Conférence internationale du travail. Un mémorandum devrait bientôt être signé entre les deux pays.

En avril 2023, le gouvernement dirigé par le MSM avait décidé de suspendre le recrutement de travailleurs bangladais au profit des travailleurs indiens, aujourd’hui les plus nombreux sur le marché du travail mauricien. Une décision qui, sans avoir été officiellement expliquée par l’État, intervenait dans un contexte d’inquiétudes croissantes liées aux disparitions, au travail illégal et à l’implication présumée de certains travailleurs dans des activités criminelles.

Selon les statistiques, les Bangladais représentent à eux seuls 78,7 % des travailleurs migrants portés disparus en 2025. Sur 2 819 signalements enregistrés, 2 219 concernaient des ressortissants bangladais.

Depuis, seul un nombre limité de travailleurs bangladais hautement qualifiés pouvait encore obtenir un permis de travail. Un processus étroitement encadré par les autorités. Seules les PME et les entreprises disposant de contrats renouvelables pouvaient maintenir ces employés en poste.

Le marché du travail est désormais en train de changer de direction. Le 8 juin 2026 à Genève, Reza Uteem et son homologue bangladais ont conclu un accord de principe visant à rouvrir le marché du travail mauricien aux travailleurs bangladais, après près de quatre années de restrictions.

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