
La Major Crimes Investigation Team, la cellule homicide du Central CID, ne néglige aucune piste dans l’enquête sur le meurtre de Jonathan Koo Yam Too survenu il y a sept jours. L’ensemble des images de vidéosurveillance des routes menant au chassée de Midlands sera visionné aujourd’hui afin d’identifier tout véhicule suspect. Ceux qui se trouvaient dans cette région au moment du crime seront également identifiés grâce au bornage et la géolocalisation de leurs téléphones portables.
Pas un seul suspect n’a été interrogé jusqu’à présent par la Major Crimes Investigation Team. Seuls des témoins ont été entendus. La balle qui a tué le quadragénaire est introuvable. Quant à la piste des braconniers, elle ne tient pas la route. Aucune trace de bête tuée dans le chasée n’a été décelée malgré des battues par des soldats de la Special Mobile Force.
Le fait que Jonathan Koo Yam Too n’a pas été dépouillé et que le coup de feu a été tiré à au moins deux mètres de distance laisse penser qu’il a pu être victime d’un acte de vengeance. Les enquêteurs s’évertuent à trouver le motif.
Aucune thèse n’est écartée, notamment la piste de cultivateurs de gandia qui auraient pu opérer dans cette zone forestière, d’où le recours au bornage et à la géo locali sation des téléphones portables utilisés dans ce secteur au moment du crime.
L’information selon laquelle il aurait averti l’Anti-Drug and Smuggling Unit de la présence d’une plantation de gandia dans cette région n’a pas infirmée ou confirmée. Les fréquentations de la victime sont passées au peigne fin, car ceux gravitant autour d’elle connaissaient son emploi du temps et sa routine : ce jour-là, c’était à son tour de se rendre au chassée pour nourrir les cerfs.


