
La violence domestique ne sera bientôt plus définie uniquement à travers les coups et blessures infligés à un conjoint. Le Domestic Abuse Bill, qui sera présenté ce mardi au Parlement, marque un changement majeur d’approche en élargissant la définition de ce qui peut être reconnu comme un acte de violence au sein du foyer.
Ce texte, en préparation depuis l’année dernière, prévoit notamment d’inclure les violences économiques et émotionnelles, ainsi que d’autres formes d’abus jusque-là peu encadrées.
Au-delà des violences physiques, les autorités devraient désormais reconnaître celles qui sont psychologiques, émotionnelles, économiques, mais aussi numériques.
Le contrôle des finances d’un conjoint, le harcèlement en ligne, les menaces et intimidations pourraient ainsi être considérés comme des formes de violence domestique. Le texte prévoit également un renforcement de la protection des victimes. Les autorités judiciaires pourront aussi émettre plus rapidement des ordonnances de protection ou d’exclusion afin de sécuriser le domicile familial. Certaines démarches pourront également être effectuées de manière numérique. De plus, des programmes de réhabilitation pour les auteurs de violences sont prévus.
Mal nommer les choses, c’est parfois aggraver les malheurs du monde. Avec cet élargissement de la définition légale de la violence domestique, le cadre juridique évolue en profondeur afin de mieux refléter la réalité des victimes et d’intégrer les différentes formes de violence souvent subies dans le silence.


