Lors de la présentation en deuxième lecture du projet de loi hier soir, la ministre a fait état d’une hausse marquée des cas de violences domestiques. Le texte élargit la définition des abus en y intégrant les violences économiques, émotionnelles et psychologiques, souvent minimisées. Il prévoit également de renforcer la protection des victimes et de leurs enfants, de responsabiliser les auteurs, de faciliter l’accès à la justice, d’améliorer le partage d’informations entre les institutions concernées et de clarifier la notion de viol conjugal.
La Deputy Prime Minister est également revenue sur une idée reçue entourant ce projet de loi. Selon Arianne Navarre-Marie, certains s’emmêlent les pinceaux en pensant qu’il ne protège que les femmes. Elle insiste sur le fait que les hommes sont, eux aussi, concernés par ce fléau.
Pour sa part, la Whip du gouvernement, Stéphanie Anquetil, estime que l’amende maximale de 50 000 roupies prévue pour les professionnels qui omettent de signaler des cas de violence domestique est insuffisante. À ses yeux, les sanctions devraient être plus sévères afin d’inciter au signalement et, surtout, de mieux protéger des vies.


