
Des têtes commencent à tomber au Paille-en-Queue Court. Sept cadres de la compagnie nationale d’aviation ont été suspendus de leurs fonctions hier. Ils auraient été mêlés, de près ou de loin, à la vente des avions de la société pendant qu’elle était sous administration volontaire. Certaines de leurs décisions auraient été en faveur de certaines personnes ou sociétés, selon le rapport Kroll.
Sept managers d’Air Mauritius ont été suspendus dans le cadre de l’enquête interne ordonnée par le conseil d’administration. Cette mesure vise à éviter tout risque d’interférence avec les dossiers ou les témoins pendant les investigations.
Selon le rapport de la firme Kroll, ces cadres seraient intervenus, à divers niveaux, dans le processus décisionnel ayant conduit à la vente de sept appareils de la compagnie alors qu’elle était sous administration volontaire. Ces transactions auraient profité à certaines personnes ou sociétés.
Le rapport Kroll ayant valeur de consultation, Air Mauritius a lancé sa propre enquête afin de déterminer si des malversations ont effectivement été commises. Le conseil d’administration entend également solliciter l’avis du State Law Office ou d’un cabinet d’avocats indépendant pour un accompagnement juridique, avant une éventuelle transmission du dossier à la Financial Crimes Commission.
Deux des sept cadres avaient déjà fait l’objet de procédures administratives. Il s’agit de Laurent Recourra, Chief Commercial Officer, suspendu en mai 2024 pour la divulgation présumée d’informations confidentielles, et de Jean Laval Ah-Chip, Chief Financial Officer, suspendu en 2023 pour des soupçons de manquements aux principes de bonne gouvernance.


