
La Financial Crimes Commission (FCC) a passé au crible les systèmes et procédures encadrant l’importation et le suivi des médicaments réglementés au département pharmaceutique du ministère de la Santé. Une Financial Crimes Prevention Review, menée dans le cadre du mandat de prévention des crimes financiers de la FCC, a été déclenchée à la suite d’allégations de corruption liées notamment à la prégabaline.
Le rapport met en évidence plusieurs faiblesses dans la gouvernance, les contrôles et la traçabilité des produits, tout en formulant des recommandations pour renforcer la transparence et prévenir les crimes financiers.
La Financial Crimes Commission conclut que le système actuel encadrant l’importation et le suivi des médicaments réglementés présente des vulnérabilités importantes. Le rapport souligne une dépendance excessive aux procédures manuelles, des mécanismes de contrôle fragmentés, une supervision insuffisante, une gestion déficiente des quotas, ainsi que des faiblesses dans la conservation des dossiers et la traçabilité des produits.
L’absence de systèmes numériques sécurisés et certains manquements aux exigences légales créent, selon la FCC, un terrain propice à la corruption, à la fraude, à la manipulation des quotas, aux autorisations irrégulières, à la falsification de documents et au détournement de médicaments dangereux.
Pour y remédier, la Commission recommande de renforcer la gouvernance et les mécanismes de contrôle, d’améliorer la gestion des quotas, les vérifications aux points d’entrée et les procédures de conformité. Elle préconise également une numérisation complète des opérations afin d’accroître la transparence, la traçabilité et la confiance du public.


