Carburants, gaz, pain : la flambée des prix creuse le déficit commercial

Le coût de la vie ne se résume plus aux courses au supermarché. Les dernières données du bureau national des statistiques montrent que ce sont désormais les dépenses les plus difficiles à éviter qui tirent les prix vers le haut. Dans le même temps, la facture des importations énergétiques s’alourdit fortement, alimentant une pression qui finit toujours par se répercuter sur le portefeuille des consommateurs.

Le pain a augmenté de 42,9 % entre mars et juin, le gaz ménager de 26,4 %, l’essence de 9,9 % et le diesel de 18,2 %. Ces hausses concernent les dépenses dites incompressibles, celles auxquelles aucun ménage ne peut véritablement échapper. Elles expliquent en grande partie la progression de l’indice des prix à la consommation de 2,4 % sur le trimestre et une inflation annuelle désormais établie à 4,1 %. 

Cette évolution intervient dans un contexte où Maurice paie beaucoup plus cher son approvisionnement énergétique. Les importations des carburants sont passées de Rs 5,4 milliards en mai 2025 à Rs 11,3 milliards en mai 2026, soit plus du double en une année. Cette flambée se répercutera sur le coût du transport, de la production et de l’énergie, avant d’être progressivement répercutée sur les consommateurs.

Dans le même temps, le déficit commercial est passé de Rs 16,5 milliards en mai 2025 à Rs 22,3 milliards en mai 2026, une hausse de 35,1 % sur un an.

Tant que les dépenses essentielles dépendront de produits importés dont les prix restent élevés, chaque hausse du pétrole ou du fret international risque de se retrouver, directement ou indirectement, dans le panier de la ménagère.

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