
Le ministre du Logement et des Terres a jeté un pavé dans la mare hier. Il exige un rectificatif de la part de la Financial Crimes Commission concernant la déclaration de ses avoirs, faute de quoi il la traînera en justice. La décision a été prise à l’issue d’une réunion de haut niveau pour que l’un des cabinets des « Big 5 » procède à un audit du système informatique de l’institution, d’autant qu’une version actualisée de la déclaration des avoirs d’un membre en vue du gouvernement serait également absente des registres.
Shakeel Mohamed est un pétard. Il s’est bel et bien conformé aux dispositions de la loi et a soumis la liste de ses avoirs à la Financial Crimes Commission. Pour l’on ne sait quelle raison, le document en ligne n’a jamais été utilisé pour actualiser le registre public. Acte délibéré ou simple oubli, cela a contribué à un déferlement d’accusations contre lui.
Il a accordé un délai de 24 heures à l’institution pour rectifier le tir, à défaut de quoi il se tournera vers la Cour suprême. Au-delà de son ultimatum, les Commissaires du Réduit Triangle se sont réunis hier. Il a été décidé que l’un des grands cabinets-conseils de la place sera invité à réaliser un audit informatique au sein de la FCC.
Le but consiste à établir si l’absence de la déclaration des avoirs du ministre du Logement et des Terres est due à un acte délibéré, un « bug », voire un simple oubli. Celle, actualisée, d’un membre en vue du gouvernement y serait absente. Toute une batterie de vérifications est prévue.
Dans l’entourage de Shakeel Mohamed, on indique qu’il ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Il est en possession de renseignements quant à la fuite des documents liés à une transaction immobilière au niveau du « Registrar » et de l’accès à ces fichiers depuis le début de la semaine.


