
Mieux contrôler les navires, renforcer la traçabilité des données sur les prises et lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée : c’est l’objectif des nouvelles règles approuvées par le Cabinet pour renforcer les activités de pêche. Le gouvernement durcit également le ton sur le volet pénal avec des amendes et des peines d’emprisonnement plus conséquentes.
À travers le Fisheries Electronic Reporting Systems Amendment Regulations 2026, les autorités souhaitent limiter les risques de manipulation des équipements et garantir des données plus fiables sur les activités et les prises des navires. Les navires ne pourront pas commencer ou poursuivre une campagne de pêche tant que l’équipement n’aura pas été réparé, remplacé et vérifié. Désormais, lorsqu’une panne ou une anomalie est détectée sur l’équipement électronique d’un navire, l’opérateur aura 30 jours pour le faire réparer dans un port agréé par le ministère de l’Économie bleue et de la Pêche.
En cas de panne en pleine campagne, un navire pourra toutefois poursuivre son activité, à condition d’en informer le Fisheries Monitoring Centre, en transmettant chaque jour ses données de pêche par courriel au ministère.
Enfin, un même équipement pourra transmettre à la fois les données de déclaration électronique et les données de positionnement des navires. Avalisée par le Conseil des ministres vendredi, cette mesure vise à renforcer la surveillance des activités et garantir la préservation de la faune marine.


