Albion : Un nouveau projet de raffinerie proposé au gouvernement

Après l’échec du projet de raffinerie flottante sous le précédent gouvernement, la société Sopema souhaite opérer une raffinerie pétrolière à proximité du phare d’Albion. Elle a sollicite l’EDB et un terrain de 92 arpents auprès du ministère du Logement et des Terres, lequel a exprimé ses réserves concernant la zone tampon, les infrastructures et les risques sanitaires pour les riverains.

Un nouveau promoteur entend obtenir le feu vert du gouvernement de l’Alliance du Changement pour un projet de raffinerie de pétrole à cinq milliards d’euros dans la région de Pointe-aux-Caves, à Albion. Ce même si le projet de raffinerie flottante mené par l’homme d’affaires Roland Maurel sur 54 arpents dans cette même zone a coulé en 2017.  

La société Sopema s’est tournée vers l’Economic Development Board et a même eu une réunion technique avec celle-ci afin de détailler les bienfaits d’un tel projet pour l’économie mauricienne. Elle a cependant été informée que le ministère du Logement et des Terres n’a pas accédé à sa requête visant à lui céder un terrain de 92 arpents à Petit-Verger et sur les Pas Géométriques de Belle-Vue-Phare.

Le ministère a mis de l’avant plusieurs règlements, dont une « buffer zone » d’un kilomètre avec le littoral, ce que conteste le promoteur, en avançant que cette limite prend fin aux falaises d’Albion. Le ministère souligne également que cette région ne dispose pas d’infrastructures adéquates pour soutenir les activités d’une raffinerie, et que celle-ci pourrait représenter un risque pour la santé des riverains.

Il faut rappeler que le projet de raffinerie flottante avait été annoncé en grande pompe lors du discours du Budget 2016/2017 de Pravind Jugnauth. Il est tombé à l’eau, car ses promoteurs n’ont pas pu fournir à l’État certains éléments de réponse quant à ce chantier qui allait permettre de traiter 30 000 barils de pétrole à faible teneur en soufre par jour.

Il faut aussi savoir que les Indiens lorgnaient cette partie du littoral ouest, à proximité de Port-Louis, sous un précédent gouvernement de Navin Ramgoolam, pour un projet de « petroleum hub » avec une capacité de stockage de 150 000 tonnes de pétrole. Ils ciblaient un marché comprenant Madagascar, La Réunion, les Seychelles, voire certains pays de la côte orientale de l’Afrique.

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