Par Vel Moonien

C’est la bataille d’une mère pour prouver l’innocence de sa fille. Onze ans après que la Française Aurore Gros-Coissy a été blanchie en appel par la Cour suprême mauricienne pour trafic de Subutex, un médicament de substitution considéré comme une drogue dure à Maurice, Séline Gros-Coissy entend démontrer que celle-ci a été piégée par son ex-compagnon, le Mauricien Tinsley Cornell. Elle s’est tournée vers le tribunal de Bobigny, à Paris.
Même si le trafic de Subutex entre Paris et Plaisance s’est tari depuis, Séline Gros-Coissy poursuit son combat pour éviter que d’autres familles françaises ne soient victimes des trafiquants. Sa fille avait été condamnée devant la Cour suprême à 20 ans de prison par le juge Bobby Madhub pour importation de 1 911 cachets de Subutex de 8 mg, d’une valeur marchande de 1,6 million de roupies, avant d’être blanchie en appel.
Aurore Gros-Coissy avait été arrêtée avec ce produit, dissimulé dans des boîtes de biscuits, à l’aéroport le 19 août 2011. Plaidant non coupable, la jeune femme, alors âgée de 23 ans, avait contesté ce verdict, affirmant qu’elle avait transporté involontairement ces comprimés pour le compte d’un Mauricien installé en France.
Sa mère avance que Tinsley Cornell, avec qui Aurore avait eu une relation amoureuse alors qu’elle avait 18 ans, a été aidé par son beau-père, Jean-Pierre Dufrene, pour l’éloigner de sa valise, à Aubervilliers, afin qu’il puisse y placer les paquets de biscuits. Elle espère que la justice française établira que sa fille a bel et bien été piégée. L’affaire sera entendue ce vendredi.


