
L’accord militaire Acquisition and Cross-Servicing Agreement entre Maurice et les États-Unis qui devrait être signé cet après-midi, ne fait pas l’unanimité malgré les garanties données par les autorités. Notamment qu’il ne constitue pas une alliance militaire ni un traité de défense. L’avocat Sanjeev Teeluckdharry, qui n’est pas de cet avis, a déposé hier une demande d’injonction devant la Cour suprême pour empêcher la signature dudit accord.
Pour les autorités mauriciennes, l’accord vise à faciliter le soutien logistique réciproque et renforcer la coopération opérationnelle entre les forces américaines et la police mauricienne. Une contestation constitutionnelle avait été introduite en premier lieu par les avocats Sanjeev Teeluckdarry et Sacheen Boodhoo. Ils demandent à travers de déclarer anticonstitutionnelle de la décision du conseil des ministres du 29 mai. L’affaire avait été renvoyée au 20 juillet.
Sanjeev Teeluckdharry revient à la charge à travers une injonction en cour pour empêcher la signature dudit accord.
L’avocat dénonce une absence de mandat populaire, soulignant qu’aucune alliance militaire avec Washington n’était pas mentionnée dans le manifeste électoral de 2024 ni dans le discours-programme de 2025. Selon lui, l’accord viole également la Constitution en modifiant la souveraineté du pays sans le vote unanime du Parlement et le référendum populaire requis. Enfin, selon lui, l’emplacement stratégique de la nouvelle ambassade américaine à Bagatelle fait craindre l’installation déguisée d’un centre de commandement militaire.


