
Soorekha Soobrayen retrouve la liberté après presque un mois de détention à la prison pour femmes de Beau-Bassin.
Cette habitante de Bel-Air-Rivière-Sèche, âgée de 57 ans, avait été arrêtée le 29 avril dernier à la suite d’une descente de l’ADSU dans une maison abandonnée derrière la sienne où 22 plantes de cannabis avaient été découvertes.
Depuis, elle clame son innocence avec une plainte constitutionnelle déposée. La cour a finalement tranché hier, considérant qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves contre la quinquagénaire.
La famille et les avocats de Soorekha Soobrayen clament son innocence depuis presque un mois. Depuis le début, ils évoquent une injustice. Selon ces derniers, son arrestation était un moyen pour les enquêteurs de faire pression sur son fils, qui s’adonnerait à la culture de cannabis. Une plainte constitutionnelle a d’ailleurs été déposée le 7 mai dernier pour contester la légalité de son arrestation, et une audience est prévue lundi prochain.
Soorekha Soobrayen a retrouvé la liberté conditionnelle après avoir passé presque un mois en prison. La cour a relevé le manque de preuves contre elle. Pour son avocat, Me Pravesh Nuckcheddy, l’indépendance du système judiciaire a enfin prévalu. Selon lui, il n’existait aucun soupçon contre sa cliente. Sa détention aurait servi à pousser son fils à passer aux aveux. Ses hommes de loi maintiennent que ses droits constitutionnels ont été violés, et la plainte constitutionnelle suivra son cours malgré sa libération.
Rappelons que Soorekha Soobrayen a été arrêtée le 29 avril sous une accusation provisoire de culture de cannabis. Son fils avait été arrêté le lendemain, et mère et fils avaient nié toute implication.


