
Les témoignages recueillis hier devant la commission d’enquête sur la mort d’Andy Selmour à la prison de haute sécurité de Melrose ont révélés plusieurs faits. Le trafic de drogue synthétique, l’influence d’un groupe de détenus redouté auquel la victime appartenait, et un manque de surveillance le jour de l’agression. Un ancien haut responsable de la police a également souligné que les officiers en service ce jour-là n’auraient pas rempli correctement leurs obligations.
Six témoins ont raconté ce qui s’est passé devant l’ancien juge Paul Lam Shang Leen, président de la commission d’enquête chargée de faire la lumière sur la mort d’Andy Selmour. Plusieurs détenus ont parlé d’un trafic de drogue synthétique à l’intérieur de la prison, présenté comme une grande source de conflits. Certains ont ajouté que les cigarettes étaient devenues très recherchées, se négociant jusqu’à Rs 1 000 l’unité.
Les témoignages ont aussi mis en avant l’influence d’un groupe de détenus qui semait la peur dans l’établissement, groupe auquel Andy Selmour appartenait. Le 9 décembre, une dispute avec l’un de ses membres, sur fond de rumeurs, aurait dégénéré en agression mortelle.
Des témoins ont par ailleurs dénoncé l’absence d’officiers dans la cour de l’unité Kestrel au moment des faits, estimant qu’une intervention rapide aurait pu éviter le drame. Un ancien haut responsable de la police a également critiqué la gestion de l’incident, estimant que les officiers en service ce jour-là avaient manqué à leurs devoirs et devraient être suspendus.


