
Les témoignages de cette semaine ont été des plus critiques pour le système carcéral.
Les faits du 9 décembre à l’Eastern High Security Prison de Melrose s’inscrivent dans un climat déjà tendu depuis la bastonnade de juillet 2025. Depuis, la tension ne serait jamais véritablement retombée.
Le « board of inquiry » sur le décès d’Andy Selmour à la prison de Melrose a mis en lumière une série de manquements au sein du système carcéral. Le 9 décembre, il est agressé dans la cour de l’unité Kestrel. La bagarre ne sera pas immédiatement signalée : seuls trois officiers étaient affectés à ce site en raison d’un manque d’effectifs, et aucun opérateur CCTV n’a vu les images pour la même raison. Blessé, le détenu se rend seul à l’infirmerie, affirmant avoir glissé. Malgré des blessures apparentes et une demande de changement de dortoir par crainte pour sa sécurité, aucune explication supplémentaire ne lui sera réclamée.
Plus tard, lorsque son état se dégrade. Un infirmier affirme ne pas avoir pu joindre le médecin de garde, qui soutient, lui, n’avoir jamais reçu d’appel. Un autre médecin recommande un transfert urgent à l’hôpital avant 16 h, une demande qui n’aboutira pas.
L’ancien juge Paul Lam Shang Leen a également souligné l’incohérence entourant l’ambulance stationnée en permanence dans l’enceinte de la prison depuis début 2025, alors qu’un officier disait être en quête d’une autre ambulance. À 17h20, un responsable est informé de la situation. Au final, Andy Selmour ne sera jamais transporté à l’hôpital.
Les auditions reprendront le 3 mars prochain.


