
Jean Lino Albert sera présenté ce matin devant la cour de Port-Louis, où il fera face à une accusation provisoire de blanchiment d’argent. Recherché depuis plusieurs mois par la Financial Crimes Commission relativement à l’enquête sur Wendip Appaya, il est soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans un réseau de trafic de drogue entre Maurice et des pays de l’Asie du Sud-est, Madagascar et La Réunion.
Son interrogatoire se poursuivra cette semaine. La FCC tente d’établir l’ampleur de ses liens au sein de ce réseau bien rodé.
Avec la collaboration du Pôle anticorruption malgache, la Financial Crimes Commission a mis en lumière l’existence d’un réseau de trafic de stupéfiants particulièrement structuré entre Maurice et des pays de l’Asie du Sud-est et de l’océan Indien. Ce réseau exploiterait à la fois les routes maritimes et des relais terrestres, notamment à Madagascar et La Réunion.
Au cœur de ce dispositif apparaît le nom de Jean Lino Albert, considéré par les enquêteurs comme un maillon fort entre les différentes branches du réseau au sein duquel participerait l’entrepreneur Wendip Appaya.
Selon les enquêteurs, les importations de drogues, principalement de la cocaïne et de l’héroïne, serait financée et coordonnée depuis l’Asie par un individu surnommé La Vida Loca. Jean Lino Albert s’occuperait de la réception, le comptage et la sécurisation des cargaisons.
Jean Lino Albert représente également le pont entre l’ancienne et la nouvelle génération de trafiquants. Cousin de Jean Benjamin Albert, déjà en détention à Madagascar, il est lié aux réseaux de Franklin, figure connue du trafic entre Maurice et La Réunion.


