
La crainte d’une pénurie de carburant découlant des conflits au Moyen-Orient alimente les craintes d’une hausse de l’inflation et d’un ralentissement économique. Plusieurs pays ont déployé des stratégies pour réduire leur consommation afin de tenir plus longtemps.
Les pays asiatiques sont les plus à risques, car cette région dépend lourdement du pétrole du Golfe expédié via le détroit d’Ormuz qui reste fermé depuis le début des attaques des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran.
Aux Philippines et au Pakistan, une semaine de travail de quatre jours a été décrétée pour les fonctionnaires afin de réduire la consommation de carburant pour les transports et de l’électricité. Les Vietnamiens sont encouragés à effectuer du télétravail et ils sont exhortés à réduire l’utilisation non-essentielle de leur véhicule.
En Thaïlande, le gouvernement incite les gens à troquer leurs complets contre des t-shirts à manches courtes afin de réduire leur dépendance à la climatisation. Les fonctionnaires sont invités à utiliser les escaliers au lieu de l’ascenseur.
Au Sri Lanka, le gouvernement a instauré un rationnement hebdomadaire strict du carburant pour une grande majorité de véhicules. Des limites quotidiennes ont été imposées aux ventes de carburant afin d’empêcher le stockage excessif au Bangladesh.
La Chine a imposé l’interdiction temporaire des exportations de carburants raffinés pour protéger l’approvisionnement national. La Corée du Sud a mis en place un plafonnement des prix des carburants domestiques pour la première fois en près de 30 ans.
Elle a aussi augmenté le taux d’utilisation des centrales nucléaires à 80 % afin de réduire la dépendance au pétrole. En Inde, les prix des carburants ont augmenté et le pays recherche des solutions alternatives pour maintenir un approvisionnement stable.


