Chagos : La présence de Nigel Farage aux Maldives fait débat

Nigel Farage, leader du Reform UK, bloqué aux Maldives après une interdiction d’accès émise par Londres, n’a finalement pas pu rejoindre son collègue Adam Holloway, ni le groupe de Chagossiens installés illégalement sur l’Île du Coin, à Peros Banhos. Alors que l’accès à l’archipel des Chagos est strictement prohibé sans permis, l’épisode met en évidence une succession de coïncidences entre déplacements politiques, décisions administratives et présence non autorisée sur un territoire hautement contrôlé.

Nigel Farage, leader du Reform UK, classé à l’extrême droite, est immobilisé aux Maldives, un pays qui a à plusieurs reprises affirmé avoir droit à la souveraineté sur les Chagos et qui figure parmi les rares États à s’être opposés à Maurice lors des votes tenus aux Nations unies. Et ce malgré les avis de la Cour internationale de justice et du Tribunal de la mer, qui reconnaissent la souveraineté mauricienne.

Cette restriction d’entrer sur le British Indian Ocean Territory est fondée sur un Order in Council, donc émis par la monarchie britannique. Même si cette interdiction est connue, cela n’a toutefois pas empêché un membre du Reform UK, ainsi que des Chagossiens, d’y entrer illégalement.

L’injonction temporaire accordée n’est toutefois qu’un sursis juridique, donnant la possibilité à ceux visés de fournir des explications.

Pour beaucoup au Royaume-Uni, le fait que Nigel Farage ait tenté de les rejoindre en passant par les Maldives relève d’une coïncidence intéressante. D’autant que des questions subsistent sur qui a réellement financé et facilité cette expédition, qui coûte énormément d’argent. Reste à savoir si le deal ne sera pas annulé à cause de ce voyage. Ceux qui bénéficieront le plus de cet échec seront les états unis.

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