
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a révélé, hier, que les agences de renseignement américaines désapprouvent l’opposition de Donald Trump à l’accord concernant les îles Chagos. De ce fait, le gouvernement britannique reste ferme sur sa position.
Selon des sources proches de Downing Street, l’accord sur les Chagos, qui a été officiellement ratifié en mai dernier, est considéré comme un “deal conclu” et ne sera pas affecté par l’opposition de Trump.
S’adressant aux journalistes alors qu’il se rendait à Pékin, Sir Keir Starmer a déclaré qu’il en avait discuté « à plusieurs reprises » avec Donald Trump et que la question avait été « soulevée auprès de la Maison Blanche à la fin de la semaine dernière, pendant le week-end et au début de cette semaine ».
Le premier ministre britannique a déclaré que l’administration Trump avait eu trois mois pour examiner l’accord l’année dernière et avait conclu qu’il s’agissait « d’un accord qu’elle souhaitait soutenir, qu’elle soutenait et qu’elle soutiendra en des termes très clairs », après un examen par les agences de renseignement américaines.
Le soutien des États-Unis a été remis en question la semaine dernière lorsque Trump a déclaré sur les réseaux sociaux qu’il était « contre » l’accord.
L’opposition de Trump à la cession des îles Chagos semble être liée à des préoccupations géopolitiques plus larges. Le président américain, dans une série de déclarations sur les réseaux sociaux, a évoqué son désir de reprendre le Groenland, territoire stratégique en Arctique, qu’il associe à la décision britannique sur Chagos.
L’accord sur Chagos, signé en octobre 2024, prévoit que le Royaume-Uni cédera la souveraineté des îles Chagos à Maurice tout en maintenant une base militaire commune avec les États-Unis à Diego Garcia pendant 99 ans, sous forme d’un bail.


