
L’approvisionnement en denrées de base et autres produits n’est pas directement affecté par le conflit au Moyen-Orient. C’est ce que révèlent les discussions entre les importateurs, les distributeurs et les autorités, mercredi dernier. Des recommandations ont été faites au gouvernement pour éviter un effet d’augmentation en cascade sur les prix, lié aux surcharges du fret maritime, du cargo aérien et à la hausse du prix du diesel.
La Chambre de l’industrie et du commerce de Maurice a fait ses recommandations au comité de crise interministériel mercredi dernier, pour limiter une hausse des prix en flèche liée aux conflits au Moyen-Orient. En termes d’approvisionnement en produits alimentaires, le pays est assuré à court et moyen terme. Cependant, des incertitudes subsistent sur le marché mondial, notamment concernant les lignes maritimes et le transport de fret aérien. Les importateurs et distributeurs s’inquiètent des surcharges du fret.
Il a été recommandé au gouvernement de supprimer temporairement la TVA sur ces surcharges. Dans le domaine de la transformation alimentaire et manufacturière, l’impact de la hausse du prix du diesel, à Rs 64,80 le litre, fragilise le secteur. Les usines de transformation des matières premières en produits finis redoutent une hausse des prix à tous les niveaux, répercutée sur les étagères des supermarchés.
Enfin, une hausse des tarifs de l’électricité est plus que jamais redoutée par les industriels, qui réclament des mesures de soutien pour les petites et moyennes entreprises.


