
Les micro-retraites s’imposent comme solution de voyage pour les Gen Z et millennials à petit budget, qui ne veulent pas attendre la retraite pour voir le monde.
La micro-retraite, popularisée surtout par la génération Z et les millennials ces dernières années, a profondément transformé la manière dont ces générations choisissent de voyager.
Avec des taux de burn-out alarmants dans le monde et des étapes de vie traditionnelles, comme la possibilité d’acheter un logement, de plus en plus hors de portée pour nombre de jeunes actifs, les micro-retraites permettent de viser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et un épanouissement personnel.
« Les générations plus jeunes accordent davantage d’importance au bien-être et à l’expérience qu’aux formes traditionnelles de progression professionnelle. Les modes de travail ont aussi changé : postes hybrides, télétravail et carrières en portefeuille facilitent bien davantage les pauses entre deux fonctions ou une relocalisation temporaire », explique Andrew Harrison-Chinn, directeur marketing (CMO) de Dragonpass, à Euronews.
« La montée du stress fait que des intervalles de repos programmés sont de plus en plus perçus comme essentiels à la productivité sur le long terme », ajoute-t-il.
Qu’est-ce qu’une micro-retraite et qu’est-ce qui explique le boom récent du phénomène ?
En substance, les voyages de micro-retraite sont des parenthèses professionnelles volontaires et prolongées, qui durent de quelques mois à plus d’un an.
On s’en accorde souvent plusieurs, bien avant l’âge traditionnel de la retraite, pour éviter le burn-out, se recentrer avant un grand tournant pro ou perso, voyager, vivre de nouvelles expériences, mener des projets passion, etc.
Dans le domaine du voyage, les micro-retraites traduisent souvent le passage d’une gratification différée à plus tard à la création de souvenirs au présent, au-delà de la traditionnelle année de césure étudiante. Les voyageurs veulent plus de flexibilité et une véritable immersion culturelle, rendues possibles par des séjours plus longs et une plus grande stabilité financière.
L’accomplissement de soi, la peur de rater quelque chose (FOMO), la convalescence après un burn-out et la quête d’un meilleur équilibre vie pro/vie perso sont autant de moteurs de cette tendance, les micro-retraites offrant aussi des avantages de productivité.
Mais, à la différence des congés sabbatiques, ces parenthèses sont généralement autofinancées, sans plan clair de retour à un emploi ou à une trajectoire de carrière existante. Elles peuvent parfois s’accompagner de missions en freelance, de télétravail ou de travail à temps partiel, le temps de décider d’une évolution professionnelle plus large.
« Les itinéraires sont plus longs et plus lents, la planification est plus flexible, et les destinations sont choisies pour leur combinaison de style de vie, de connectivité et d’accès au bien-être. Les voyageurs réfléchissent non seulement à l’endroit où ils vont, mais aussi à la sensation générale du voyage, y compris l’expérience à l’aéroport », poursuit Harrison-Chinn.
« On attend aussi de plus en plus que tout soit fluide et numérique de bout en bout : tout ce qui supprime les frictions et aide le trajet à paraître simple et intuitif résonne fortement auprès d’eux », ajoute-t-il.
Selon la plateforme de marketing du recrutement Joveo, plus de 10 % des travailleurs envisageaient une micro-retraite à la mi-2025. Une autre enquête de SideHustles.com révèle que 54 % des répondants estimaient que les micro-retraites empêchaient le burn-out.
Cela a entraîné une flambée de popularité pour un certain nombre de destinations dans le monde, grâce aux séjours de micro-retraite. Elles mêlent bien-être, aventure, culture et pôles pour nomades numériques.
(Source euronews)


