Décès d’Andy Selmour : inertie administrative, renvoi de responsabilités et urgence médicale ignorée

Négligences, contradictions et soupçons de trafic de drogue : la mort d’Andy Selmour à la prison de Melrose, survenue le 9 décembre, se dessine comme une succession de défaillances graves. Lors de la reprise des auditions du Board of Inquiry hier, vendredi 20 mars 2026, témoignages et images de vidéosurveillance ont fragilisé la version de certains officiers et mis en lumière des manquements dans la prise en charge médicale.

Un conflit entre détenus serait à l’origine du drame. Selon plusieurs dépositions, Andy Selmour aurait dérobé des biens appartenant à un autre prisonnier, déclenchant une agression violente, possiblement préméditée.

De plus, la version avancée par certains officiers de haut rang, selon laquelle des détenus auraient perturbé la situation à l’unité médicale, est contredite par les images de vidéosurveillance. Celles-ci montrent au contraire des détenus transportant la victime, grièvement blessée à la tête, et tentant d’alerter les officiers afin d’accélérer sa prise en charge.

Confrontés à ces éléments, les officiers concernés n’ont pas fourni d’explications jugées plausibles, se renvoyant la responsabilité. Un officier met en cause un membre du personnel soignant, accusé de ne pas avoir agi à temps. Ce dernier affirme, pour sa part, avoir alerté à plusieurs reprises sa hiérarchie sur l’urgence de la situation, sans obtenir de réponse.

Les travaux de l’enquête, présidés par l’ancien juge Paul Lam Shang Leen, reprendront le lundi 23 mars.

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