
Une délégation britannique menée par Robbie Bulloch, négociateur en chef du dossier des Chagos, est en visite à Maurice pour des discussions avec le gouvernement mauricien. Cette mission intervient dans un contexte diplomatique tendu, alors que l’accord de rétrocession signé le 22 mai 2025 est bloqué à Londres. Le processus législatif est suspendu en raison de l’opposition des Etats-Unis, qui contestent les implications stratégiques liées à la base militaire de Diego Garcia en cours actuellement.
Les discussions visent à relancer le dialogue afin de sortir de l’impasse et de rassurer les Etats-Unis sur la continuité des opérations militaires à Diego Garcia, louée pour 99 ans. Malgré l’accord signé, la mise en œuvre reste gelée en raison des pressions politiques américaines et du blocage au Parlement britannique. Le gouvernement de Keir Starmer a suspendu le processus législatif face à l’opposition de Donald Trump, qui considère ce transfert de souveraineté comme une erreur stratégique.
Du coté mauricien, le Premier ministre Navin Ramgoolam a réaffirmé que la souveraineté de Maurice sur les Chagos est indiscutable. Il maintient que le pays ne renoncera pas à des droits historiques, tout en explorant des voies alternatives si l’accord n’est pas ratifié. Cette position traduit la volonté de défendre les intérêts nationaux dans un contexte international complexe.
En parallèle, l’absence de feu vert américain bloque également le processus financier lié à la location de la base, notamment le premier versement prévu. Le dossier reste ainsi dans une phase d’incertitude diplomatique, ou les enjeux stratégiques, juridiques et économiques restent étroitement liés entre Maurice, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.


