Direction des prisons : Dev Jokhoo, l’homme de confiance du PM, démissionne

Considéré comme un proche du Premier ministre Navin Ramgoolam, Dev Jokhoo a soumis sa démission avec un préavis d’un mois ce mercredi en tant que Commissaire des Prisons. Ce, après 11 mois dans ce fauteuil. Dans une circulaire adressée à ses subalternes, celui a fait carrière au sein de la police affirme avoir fait de son mieux pour les former.

Le passage de Dev Jokhoo au sein de l’administration pénitentiaire n’a pas été de tout repos. Outre les actes de torture sur des détenus à l’Eastern High Security Prison, à Melrose, il a aussi dû gérer le meurtre d’Andy Selmour dans ce même établissement l’année dernière. Le Board of Enquiry qui siège actuellement pour faire la lumière sur ce drame a été mis au-devant d’un catalogue de mauvaise gestion.

Ancien membre de la garde rapprochée de Navin Ramgoolam lors de son premier mandat, Dev Jokhoo a souvent subi les foudres du Premier ministre adjoint Paul Bérenger. En début d’année, le leader du MMM a mis en exergue les traitements de faveur allégués accordés au milliardaire malgache Mamy Ravatomanga à Melrose.

À la fin des années 90, Paul Bérenger a critiqué Dev Jokhoo pour sa mission à Madagascar, notamment pour avoir rendu visite à Toorab Bissessur, membre de l’Escadron de la mort pour son rôle dans les assassinats de la rue Gorah Issac, à Plaine-Verte. Après la défaite du Parti travailliste en 2000, Dev Jokhoo avait été transféré de la CID de Port-Louis Sud à la SMF pour avoir voulu interroger des dirigeants de la Banque de Maurice pour le cas de vol de billets de banque usagés censés être brûlés aux Casernes centrales.

Au retour de Navin Ramgoolam au pouvoir en juillet 2005, ce fils d’un ancien chef agent du Parti travailliste au Nord a obtenu une promotion météorite au sein de la police, ce qui l’a propulsé au poste de directeur du National Security Service. C’est qui lui a valu, par la suite, une inculpation dans l’affaire du cambriolage au campement de Navin Ramgoolam, à Roches-Noires, pour lequel il a été blanchi.

Radio One a sollicité Dev Jokhoo pour une réaction, mais il est pris dans des réunions. Il nous a cependant indiqué qu’il attend de savoir s’il peut quitter son poste immédiatement.

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