Les débats sur le Domestic Violence Bill ont pris une tournure particulièrement émotive hier lorsque la Junior Minister des Arts et de la Culture s’est adressée au Parlement. Elle a raconté son enfance, marquée par les violences domestiques dont sa mère était régulièrement victime. À l’époque, aucune aide des autorités ne leur a été apportée. Leurs proches ne pouvaient les héberger que temporairement et elles devaient retourner vivre sous le même toit que leur bourreau.
Un traumatisme qui, selon elle, ne s’efface jamais. Véronique Leu-Govind estime que ce projet de loi apportera un véritable soulagement aux victimes, mais aussi aux enfants, qui ne méritent pas de grandir dans une atmosphère empreinte de peur.
Le Whip de l’opposition dit soutenir le projet de loi et ne remet pas en cause les intentions de la ministre de la Famille. Il émet toutefois de sérieuses réserves sur le suivi des dossiers. Adrien Duval réclame davantage de financements afin de faciliter le travail des centres d’accueil. Il estime qu’il ne faudrait pas que ce projet de loi ne soit qu’une belle loi sur le papier.


