
Retour à la case départ quant à la rétrocession de l’archipel des Chagos à Maurice. Le gouvernement britannique renvoie les débats devant la Chambre des Lords sur le Diego Garcia Military Base and British Indian Ocean Territory Bill face à une nouvelle volte-face du président américain Donald Trump.
Pour ajouter de l’huile sur le feu, la délégation du Département d’Etat américain, attendue ce lundi à Port-Louis, a également annulé sa venue. Et la pression de l’association BIOT Citizens et Misley Mandarin qui ont débarqué sur Peros Banhos n’arrange pas les choses.
Les débats sur la signature d’un traité final sur la rétrocession de la souveraineté des Chagos entre le Royaume-Uni et Maurice sont de nouveau envoyés aux calendes grecques. Et voilà qu’on est de retour à la case départ, cela est dû à l’humeur changeante de Donald Trump, président des États-Unis, qui a publié un nouveau post mercredi soir sur Truth Social. Il dit aux Britanniques qu’accepter d’être locataire de Diego Garcia pendant 100 ans est une grosse erreur. Un discours qui a forcé le Premier ministre, Sir Keir Starmer, à renvoyer une nouvelle fois le projet de loi en examen devant la Chambre des Lords.
Pour enfoncer le clou encore plus, deux situations s’ajoutent à la liste du blocage. Les diplomates américains qui devaient venir à Maurice pour discuter de la sécurité et de la coopération maritime et des Chagos ne viendront pas, finalement, le 23 février. D’autre part, les conservateurs et le Great British PAC soutiennent pleinement Misley Mandarin et trois personnes qui se sont installés sur l’île du Coin, à Peros Banhos, depuis mardi dernier. Injonction temporaire en main pour sept jours, l’action de Mandarin complique davantage les choses pour les Britanniques et laisse Port-Louis dans un flou total sur l’évolution de la signature d’un traité.


