Drogue Synthétique : Le « ti carré » fait des ravages derrière les barreaux

La drogue de synthèse fait des ravages en milieu carcéral. Elle circule désormais sous une nouvelle forme, du papier imbibé de substance, très difficile à repérer. C’est ce qu’a été révélé, hier, devant le Board of Inquiry sur la mort d’Andy Selmour.

Selon un Lead Prison Officer de l’Intelligence Unit, interrogé par l’ancien juge Paul Lam Shang Leen qui préside la commission, l’introduction de drogue en prison est devenue presque inévitable, surtout à la prison de haute sécurité de Melrose. Depuis que la drogue arrive sous forme de lettres imprégnées, les détenus reçoivent d’ailleurs beaucoup plus de courrier qu’auparavant. Ces derniers l’appellent « ti carré ».

Certaines lettres suspectes sont bien interceptées, mais l’officier reconnaît que dans plusieurs cas, la drogue passe entre les mailles du filet.

Il a également expliqué que la drogue synthétique est apparue en prison entre 2017 et 2018. À l’époque, elle se présentait sous forme de petits morceaux de papier, comme des confettis.

Il n’est pas rare, aujourd’hui, de voir des détenus sous l’effet de ces substances. Les effets durent environ deux heures. Lorsqu’un prisonnier est surpris sous influence, il n’y a pas de prise en charge médicale particulière, un rapport disciplinaire est simplement rédigé.

Autre changement, la cigarette, qui servait autrefois de monnaie d’échange en prison, a été remplacée par la drogue de synthèse.

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