
La main-d’œuvre qualifiée et la formation s’imposent comme des enjeux clés des pré-consultations des Assises de l’Océan 2025, alors que Maurice cherche à consolider son économie bleue, souvent présentée comme un levier stratégique, mais encore difficile à concrétiser pleinement.
Le rapport récemment publié par le ministère de la Pêche et de l’Économie bleue met en avant plusieurs défis majeurs, dont un manque persistant de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur maritime et océanique.
L’éducation et le développement des compétences sont jugés essentiels pour préparer une nouvelle génération capable de répondre aux défis environnementaux et climatiques, mais aussi pour soutenir des emplois en expansion dans ce secteur, dans un contexte marqué par un exode de compétences.
Les discussions ont également soulevé des limites conséquentes, notamment l’absence de filières suffisamment spécialisées et un décalage entre les programmes de formation offerts et les besoins réels du marché du travail. La disparition des sciences marines au niveau du Cambridge School Certificate est notamment citée comme un exemple de recul, tandis que d’autres suivent la listent dans les facultés du pays.
Face à ces constats, les acteurs du secteur appellent à des formations plus pratiques, mieux adaptées au terrain et davantage connectées aux réalités du secteur, ainsi qu’à un renforcement des partenariats, afin d’élargir l’accès aux compétences et soutenir l’employabilité dans un secteur à fort potentiel, mais encore sous-exploité.


