Economie : Les États-Unis imposent de nouveaux droits de douane à 60 pays

Le représentant américain au commerce (USTR) a officiellement annoncé sa décision d’imposer de nouveaux droits de douane sur les importations de 60 pays. Ces nouveaux droits, allant de 10 % à 12,5 %, sont entrés en vigueur le 24 juillet à 0 h 01 (heure de l’Est), remplaçant les droits de douane temporaires de 10 % précédemment imposés par le président Donald Trump.

L’imposition de ces droits de douane repose sur l’article 301 de la loi de 1974 sur le commerce. Elle concerne les 60 principaux partenaires commerciaux, qui représentent 99,4 % des importations totales des États-Unis. Le gouvernement américain justifie cette mesure par le fait que des enquêtes ont démontré que ce groupe d’économies n’a pas appliqué efficacement l’interdiction d’importer des biens produits par le travail forcé.

Dans le cadre de cet ajustement, le groupe assujetti à la taxe de 10 % comprend des économies comme le Canada, le Mexique et le Royaume-Uni. Le taux d’imposition appliqué au Royaume-Uni est similaire à celui convenu l’an dernier entre le président Donald Trump et le Premier ministre britannique de l’époque, Keir Starmer.

Dans le groupe soumis à un droit de douane de 12,5 %, la liste comprend l’Union européenne (UE) – le principal partenaire commercial des États-Unis – ainsi que des pays comme le Japon, la Corée du Sud, la Suisse , l’Australie, Singapour et le Brésil. Par ailleurs, les États-Unis étendent également leurs enquêtes distinctes sur 16 économies concernant les surcapacités de production industrielle, ouvrant la voie à la possibilité d’imposer de nouveaux droits de douane.

Les nouveaux droits de douane prévoient des exemptions pour certaines catégories de produits. Plus précisément, les engrais et certains types de carburants – dont les prix subissent une forte pression à la baisse en raison du conflit en Iran et des tensions au Moyen-Orient – ​​ne seront pas soumis à ces droits. Parmi les autres produits exemptés figurent certains produits alimentaires, les métaux, les automobiles, les produits pharmaceutiques, les marchandises déjà soumises à des droits de douane sectoriels (comme l’acier et l’aluminium) et les marchandises importées dans le cadre de l’Accord de libre-échange États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC).

La décision d’imposer des droits de douane a immédiatement provoqué une crise diplomatique et suscité une vive opposition de la part de nombreux pays

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