ENS Mauritius rejette les accusations de discrimination religieuse dans l’affaire du port du hijab

ENS Mauritius sort du silence dans l’affaire du hijab impliquant deux anciennes employées, Nadrah Bintee Diouman-Ameer et Mushiirah Hanna Humeirah Aubdoollah. Dans un communiqué publié hier, le cabinet rejette toute accusation de discrimination religieuse et assure que ses employés restent libres de porter une tenue conforme à leurs croyances. Une mise au point qui intervient après le rapport très critique de l’Equal Opportunities Commission, vendredi. Un dossier sensible où le débat dépasse désormais le simple cadre du code vestimentaire en entreprise.

Face à la tempête soulevée par le rapport de l’Equal Opportunities Commission, ENS Mauritius tente désormais d’apaiser les tensions. Dans son communiqué, le cabinet affirme avoir participé aux démarches devant l’EOC dans un esprit de conciliation et se dit prêt à reprendre les discussions afin de trouver un terrain d’entente.

Le cabinet insiste surtout sur un point : selon lui, la rupture du lien d’emploi avec Nadrah Bintee Diouman-Ameer et Mushiirah Hanna Humeirah Aubdoollah n’a jamais été motivée par des raisons religieuses. ENS Mauritius affirme également que ses employés sont libres de porter une tenue respectant leurs pratiques religieuses.

L’avocat Thierry Koenig reconnaît toutefois qu’il s’agit d’une affaire douloureuse pour toutes les parties concernées. Derrière le conflit juridique, le dossier soulève surtout la question sensible de la place des croyances dans le monde du travail. De son côté, l’EOC estime que les deux anciennes employées ont présenté des éléments suffisants laissant présumer une discrimination liée au port du hijab.

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