Étude : Le gandia est la drogue la plus consommée, suivie de près par la drogue synthétique

Un sondage mené par l’organisation non-gouvernementale Prévention, information et lutte contre le Sida (PILS) auprès des personnes consommant de la drogue à travers l’île démontre qu’ils sont plusieurs à être accrocs à plusieurs drogues en même temps. Même si le gandia reste le produit le plus consommé, il est talonné par la drogue synthétique.

Cette étude a été réalisée entre le 19 janvier et le 19 février dernier par des travailleurs sociaux auprès de 103 personnes consommant des stupéfiants quotidiennement. Elle indique qu’ils sont nombreux à utiliser plusieurs drogues en même temps.

Parmi ceux qui s’injectent de la drogue, 78 % sont accrocs au gandia. 68 % ont une préférence pour la drogue synthétique alors que 64 % privilégient le « crystal meth », soit la méthamphétamine. La codéine (44 %) prend le pas sur l’héroïne (35 %) et les psychotropes (26 %).

En ce qu’il s’agit de l’héroïne, les auteurs de l’étude expliquent que cette substance est repartie en « brown sugar », « kaka zako » – une poudre durcie après avoir été mise sous terre – et « lapoud corail ». Les chiffres sont différents pour ceux qui ne s’injectent pas de la drogue : gandia (78 %), codéine (73 %), « crystal meth » (57 %), héroïne (51 %) et psychotropes (32 %).

La grande majorité des sondés avouent être sujets à un brouillard mental, une douleur physique et des troubles psychologiques lorsqu’ils consomment ces drogues. Une infime partie reconnaît qu’elle a été confrontée à des épisodes d’agressivité et de violence. La drogue synthétique et les psychotropes ont davantage d’effets psychologiques, contrairement à la codéine qui les rend plus agressifs.

Les sondés souhaitent, dans leur grande majorité, un service de suivi (88 %), un soutien (77 %), une salle de consommation (77 %), voire un traitement alternatif (68 %).

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