
Maurice est de nouveau sur le grill quant à des allégations de manipulation de marché impliquant le conglomérat indien Adani. Le pays est cité dans une enquête de l’Organised Crime and Corruption Reporting Project, un groupe international de journalistes d’investigation, qui a été publiée ce mercredi. Deux associés de la puissante famille seraient détenteurs de plusieurs milliards de dollars américains dans des fonds spéculatifs.
Le groupe Adani, proche du Premier ministre indien Narendra Modi, était déjà visé par une enquête de Hinderburg Research lorsque l’OCCRP, en collaboration avec le quotidien britannique The Guardian et le Financial Times, a obtenu ces documents bancaires. Le groupe Adani a bien évidemment brandi l’argument que c’est l’Inde qui était attaquée et l’organisme régulateur de la Grande péninsule, le SEBI, a soutenu qu’aucune malversation n’a été notée.
Il ressort que l’Emirati Nasser Ali Shaban Ahli et le Taïwanais Chang Chung-Ling ont des liens avec la famille Adani et occupaient des postes de responsabilité au sein de leurs sociétés. Des documents internes du groupe bancaire suisse REYL Intesa Sanpaolo révèlent que le duo détenait jusqu’en 2023 quelque 3 milliards de dollars d’actions dans plusieurs fonds spéculatifs.
Leurs noms sont déjà apparus dans une enquête sur des paiements en surplus d’un milliard de dollars à des filiales étrangères du groupe Adani à travers l’offshore émiratie et mauricien. Il est aussi question de trois fonds spéculatifs basés aux Bahamas à travers lesquels 430 millions de dollars ont été investis. Deux d’entre eux, étaient gérés par Elara Capital Ltd. Celle-ci gérait également deux fonds à Maurice, Elara India Opportunities Fund (EIOF) et Vespera Fund Ltd.


