
Selon une étude, 1 jeune sur 4 de la génération Z ne répond jamais au téléphone. Décrocher son téléphone devient même une contrainte. Ce geste simple est remplacé par des écrits, des vocaux ou les réseaux sociaux.
La sonnerie retentit, mais personne ne décroche. Chez certains jeunes, répondre au téléphone n’est plus un réflexe. Les habitudes de communication ont clairement changé.
« On parle sur Snapchat, on se donne un rendez-vous, on se voit. On s’écrit plus qu’on s’appelle. On s’appelle quand vraiment on ne répond pas aux messages. » / « Non, je ne réponds plus au téléphone. Personnellement, je ne réponds pas au téléphone quand je ne connais pas le numéro » / « Moi, c’est juste que je n’aime pas être au téléphone »
Mais tous ne sont pas allergiques aux appels.
« Si je ne connais pas le numéro, je ne réponds pas tout de suite, mais si je connais, je réponds. » / « Moi, j’appelle les gens, cela ne me dérange pas. »
Appeler était autrefois la fonction première du téléphone. Aujourd’hui, avec les SMS, les vocaux, les groupes sur les réseaux sociaux, l’appel est devenu la dernière option pour la génération Z. Les psychologues qui se penchent sur la question expliquent cette évolution par plusieurs facteurs.
« Ils ont souvent des messages très courts, ou des vocaux qui expliquent explicitement les choses. Le téléphone sonne, il y a toute une espèce de stress qui est lié à une possible mauvaise nouvelle. Ils ne répondent pas non plus aux numéros qu’ils ne connaissent pas, mais ça, c’est lié à l’éducation. La génération Z communique beaucoup, mais elle communique avec leur outil, elle communique avec les réseaux », explique Jackie Lamy, psychologue clinicienne.
La multiplication ces dernières années des appels indésirables ou commerciaux a aussi créé un réflexe ne plus décrocher face à un numéro inconnu. Résultat, pour la génération Z, les appels téléphoniques semblent peu à peu passer en mode silencieux, au profit des vocaux et des SMS moins contraignants pour les plus jeunes.
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