Gestion des ressources d’énergie et d’eau : La Banque mondiale exhorte le gouvernement à réorienter ses priorités

Le prochain quart de siècle sera décisif pour que Maurice renforce sa résilience pour mitiger les conséquences du changement climatique, indique la Banque mondiale, dans un rapport de 120 pages publié le 24 février dernier.

La Banque mondiale estime que Maurice doit injecter plus de $ 5,4 milliards dans la lutte contre le changement climatique, l’érosion côtière, les énergies renouvelables et limiter le stress hydrique accru. Tels sont les défis pour la survie de Maurice jusqu’à l’an 2100, signale le rapport.

Il est impératif de réorienter les politiques macroéconomiques autour du changement climatique. C’est ce que recommande la Banque mondiale dans son rapport et propose au gouvernement d’initier un partenariat avec le secteur privé pour amorcer la transition énergétique.

Le document recommande l’utilisation du gaz naturel liquéfié pour la production d’énergie propre. Sauf que le coût de production risque d’être élevé et le gouvernement doit commencer à investir sur les cinq prochaines années.

La Banque mondiale égratigne la gestion des ressources en eau de la CWA. Elle confirme que 8 % du taux de pluviométrie est capté, par an, à Maurice. La CWA perd 61 % de l’eau distribuée à ses abonnés.

Le rapport s’inquiète des effets du changement climatique sur l’île. Le pays serait de plus en plus exposé aux inondations, à l’érosion côtière, aux fortes chaleurs et à la montée du niveau de la mer d’ici 2050.

Le gouvernement doit venir avec des mesures pour réduire ces risques climatiques.

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