Hantavirus: six passagers placés en quarantaine en Australie, le cas américain déclaré positif finalement négatif

Six passagers du MV Hondius, le navire de croisière où s’est déclaré un foyer d’hantavirus, ont atterri vendredi sur une base militaire de l’ouest de l’Australie, a constaté un journaliste de l’AFP. Ils doivent être placés en quarantaine.

Ces six personnes, quatre Australiens, un Britannique vivant en Australie et un Néo-Zélandais, dont les tests sont revenus négatifs avant leur embarquement, doivent être à nouveau testées.

Ils seront ensuite transférés vers un centre de quarantaine spécialement aménagé pendant la pandémie de Covid-19 dans l’agglomération de Perth.

Le foyer d’hantavirus détecté sur le navire MV Hondius a fait trois morts, provoquant des inquiétudes quant à une potentielle propagation du virus.

Il n’existe ni vaccin ni traitement spécifique contre l’hantavirus, qui peut provoquer un syndrome respiratoire aigu.

Le cas positif américain finalement négatif

Le passager américain du MV Hondius qui ne présentait pas de symptômes, mais avait été testé positif, est en réalité «négatif» à l’hantavirus, a appris jeudi l’AFP auprès des autorités sanitaires américaines, après la réalisation de nouveaux tests.

«Les deux tests, par PCR et par sérologie, sont négatifs», a indiqué à l’AFP Taylor Wilson, responsable de la communication du centre médical du Nebraska, où est hospitalisé l’individu.

Deux autres passagers évacués du navire ce week-end sont hospitalisés à Atlanta, en Géorgie.

Les autorités américaines surveillent un total de 41 personnes en lien avec le foyer mortel d’hantavirus détecté sur le navire de croisière MV Hondius, a-t-il précisé.

Ce que l’Argentine sait, et ne sait pas, de son expérience du virus

Endémique depuis des décennies dans certaines régions d’Argentine, l’hantavirus, y compris la souche «Andes», transmissible d’humain à humain et détectée à bord du navire de croisière MV Hondius, a donné aux scientifiques locaux une certaine expertise de la maladie, sans lever toutes les inconnues.

L’Argentine comptabilise, pour la campagne épidémiologique en cours, de juin à juin, 102 cas d’hantavirus, après 57 cas en 2024-2025, 75 en 2023-2024, 65 en 2022-2023 et un pic à 126 en 2018-2019

Le rongeur et l’environnement

Le vecteur de la souche Andes est le «raton colilargo», rat à longue queue, ou Oligoryzomys longicaudatus, par lequel la contagion peut survenir au contact des excréments, de l’urine ou de la salive, généralement en environnement clos.

Le colilargo vit dans des zones boisées, où il se nourrit essentiellement de graines, de plantes et de fruits, et se montre sensible aux variations de l’environnement.

Pas de mutation

Toutefois, la transmission interhumaine «n’est pas la règle, mais un événement exceptionnel qui requiert un contact rapproché, moins d’un mètre pendant 30 minutes», souligne le Dr Bustamante.

Les scientifiques argentins, comme leurs pairs à l’étranger, écartent l’idée d’une mutation ayant favorisé la transmission interhumaine.

«Je pense que le virus a toujours eu cette propriété», indique le Dr Bustamante, selon qui «il n’y a pas eu de mutation ponctuelle».

«C’est un virus très stable, à la différence du Covid-19 ou de la grippe», appuie Mme Lázaro. Les divers hantavirus ont accompagné «depuis des temps ancestraux» leur rat hôte, «sans changer».

Source : AFP

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