« On ne gouverne pas ce que l’on n’a pas mesuré. On ne défend pas ce que l’on n’a pas cartographié. On n’exploite pas légitimement ce que l’on n’a pas relevé». C’est ce qu’a déclaré, hier, Shakeel Mohamed lors de la présentation en deuxième lecture du Mauritius Hydrographic Services Bill.
Le gouvernement veut doter le pays d’un service hydrographique national. Le texte prévoit la création d’un organisme chargé d’assurer la conservation des données hydrographiques, d’encadrer les relevés maritimes et la production des cartes nautiques. Défendant cette réforme, le ministre du Logement et des Terres a insisté sur son importance stratégique, notamment dans un contexte où l’accord sur les Chagos est toujours au cœur des discussions.
Chetan Baboolall, du Front Militant Progressiste, a salué ce projet de loi. Il estime toutefois que le texte gagnerait davantage en prévoyant des garde-fous afin d’encadrer les pouvoirs du futur organisme.
Les travaux reprendront le mardi 21 juillet.


