Importation parallèle de médicaments: une éventuelle ouverture pour faire baisser les prix, mais avec un contrôle renforcé de la qualité

L’importation parallèle de médicaments pourrait bientôt devenir une réalité à Maurice. Une mesure réclamée par de nombreux pharmaciens, qui y voient un moyen d’introduire davantage de concurrence et de faire baisser le prix de certains médicaments. Mais avant toute éventuelle mise en œuvre, le ministère de la Santé veut renforcer le dispositif de contrôle, avec notamment un futur National Drug Committee.

Le futur National Drug Committee devrait réunir des experts mauriciens et étrangers et jouer un rôle central dans l’approbation des produits pharmaceutiques. À terme, il devrait remplacer le Pharmacy Board. Le Therapeutic Committee sélectionnerait les médicaments, tandis que le National Drug Committee se prononcerait sur leur approbation.

Le ministère affirme que si une compagnie ne respecte pas les normes au niveau de sa maison mère, des poursuites sont engagées.

Chaque médicament fait actuellement l’objet d’une évaluation rigoureuse, notamment dans le cadre de la pharmacovigilance. Lorsqu’une plainte est enregistrée, la qualité du médicament peut être vérifiée par la Government Analysis Division. Des contrôles sont également effectués avant toute importation.

Avec une éventuelle introduction de l’importation parallèle, les médicaments devront respecter les normes requises. Pour le ministère, l’objectif est de permettre une plus grande disponibilité des produits tout en évitant les risques pour les patients.

La question du prix reste toutefois au cœur des attentes du secteur pharmaceutique, l’importation parallèle étant notamment présentée comme une piste pour renforcer la concurrence et réduire les coûts.