Sodnac : Consentement, abus d’autorité ou contrepartie,les questions de la MCIT

Par Ashley Victor

La Major Crimes Investigation Team a repris l’enquête sur les faits allégués au poste de police de Sodnac. Même si la ressortissante française, détenue pour un délit de drogue, aurait indiqué que les rapports sexuels avec le policier étaient consentis, cela ne met pas nécessairement un terme aux vérifications des enquêteurs. Un élément devra notamment être examiné. Dans quelles circonstances ces rapports auraient-ils eu lieu et y avait-il une contrepartie attendue ou promise en échange de ces relations ?

La détenue de 27 ans se trouvait alors sous la garde de la police et aurait, selon son récit, quitté sa cellule avec l’aide du constable avant de le rejoindre dans une pièce attenante.

La MCIT devra déterminer s’il y a eu un abus de l’autorité liée aux fonctions du policier, ou s’il y a eu une promesse de contrepartie en échange des relations sexuelles. Autre question à laquelle les enquêteurs devront répondre : à quel point l’autorité qu’incarne le policier a pu jouer dans le consentement ?

Le Code pénal mauricien prévoit en effet une infraction de harcèlement sexuel lorsqu’une personne abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions pour obtenir des faveurs sexuelles.

Dans ce dossier, l’enjeu pour les enquêteurs est donc de reconstituer précisément les circonstances de cette rencontre et les échanges entre les deux personnes.

La MCIT devra finalement établir s’il s’agit uniquement d’une relation présentée comme consentie ou si d’autres éléments liés aux fonctions du policier et à la situation de la détenue peuvent engager sa responsabilité, outre le fait de l’avoir sortie de sa cellule au mépris des règles établies.