Je succède à moi-même

Nous avons  atteint  cette semaine un nouveau palier dans le jeu de «  je te tiens, tu me tiens par la barbichette ». Tibye voudrait  documenter  ce moment qui doit être inscrit dans les annales de l’histoire de la politique nationale. Le leader compte créer un nouveau parti et prédit la disparition de celui qu’il dirigeait  il y a quelques semaines. C’est la loi de la nature qui permet dans ce cas, l’adaptation et la résilience pour la pérennité d’un mouvement et de ses principes fondateurs, disent certains.    

Chiche rétorquent  les dissidents qui multiplient les pressions pour assoir  leur légitimité et Une des leurs sur le siège du second.  Il faut leur reconnaitre l’audace d’avoir répondu aux attentes de leurs mandants qui ne veulent plus être exclus du pouvoir et moisir dans l’opposition. C’est la seule motivation, je le jure sur la tête de la mère de qui tu veux. Tibye ne sait s’il faut condamner cette posture ou la saluer. En tout cas ce n’est pas son rôle, car tout réside dans le verbe, la posture et le défi relevé. Cette attitude est une première, il faut le reconnaitre. Jamais le leader n’a été désavoué ou désapprouvé mais suivi qu’il ait tort ou raison. Le leader a toujours incarné  le parti et jamais l’après n’a été imaginé, réfléchi, préparé. Voila maintenant c’est fait. La bande a osé l’évincer et l’a  appelé en même temps à revenir à la raison en acceptant le fait accompli.

Cette résistance est-elle l’incarnation d’un début de changement dans le statut des formations politiques ou  c’est une action qui va faire Pschitt puisqu’on prédit au parti une mort lente et programmée?  Mort qui serait liée à la dépendance structurelle à une personne car le parti n’a jamais préparé le départ du leader et son obsolescence pour que la structure lui résiste et lui soit pérenne.

Tibye

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