Jesse Jackson, le militant américain des droits civiques, est mort à l’âge de 84 ans

Le pasteur noir américain Jesse Jackson, ardent défenseur des droits des Afro-Américains et compagnon de route de Martin Luther King, est mort à l’âge de 84 ans, a indiqué sa famille dans un communiqué mardi. Il avait révélé en 2017 être atteint de la maladie de Parkinson, qui affecte le système nerveux et restreint progressivement les mouvements et les activités quotidiennes.

Sa famille a annoncé qu’il était mort «en paix mardi, entouré par sa famille», dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. «Son engagement indéfectible en faveur de la justice, de l’égalité et des droits humains a contribué à façonner un mouvement mondial pour la liberté et la dignité», a-t-elle estimé, précisant qu’il était mort «en paix mardi, entouré par sa famille».

«Notre père était un leader et un serviteur – non seulement pour notre famille, mais aussi pour les opprimés, les sans-voix et les oubliés à travers le monde». «Sa foi inébranlable en la justice, l’égalité et l’amour a inspiré des millions de personnes et nous vous demandons d’honorer sa mémoire en poursuivant le combat pour les valeurs qui ont guidé sa vie» peut-on lire dans le communiqué.

La nécessité d’un «socle commun» comme principe politique

Toute son existence, le révérend aura pris une place considérable dans la lutte pour l’égalité raciale aux États-Unis, devenant un monument de l’histoire du pays, toute son histoire, côté sombre et côté lumière.

Présent à Memphis lorsque Martin Luther King était assassiné en 1968, il assistait aussi 40 ans plus tard à la victoire de Barack Obama, premier président noir de l’histoire du pays. Sa notoriété et son aura au sein de la politique américaine avaient grandi avec ses deux campagnes présidentielles en 1984 et 1988, élargissant ainsi la plateforme politique démocrate aux combats des Afro-Américains.

En 1988, Jesse Jackson avait aussi marqué les esprits avec un discours sur le «socle commun», exhortant les Américains à se rassembler. «L’aile gauche, l’aile droite (…), il faut deux ailes pour voler».

(Source lefigaro.fr)

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