
Ce vendredi, à l’occasion de la Journée mondiale sans téléphone portable, impossible d’ignorer à quel point le mobile est devenu une extension de nous‑mêmes. Pour certains, c’est un outil presque vital, pour d’autres un simple accessoire. Pourtant, les chiffres publiés récemment montrent qu’à Maurice, dans cette société hyper‑connectée, le portable n’est plus seulement un objet de communication, c’est un véritable passeport vers l’ère numérique.
Aujourd’hui, le pays compte plus de 2,19 millions d’abonnements mobiles, soit 176 lignes pour 100 habitants, preuve que beaucoup possèdent plus d’une connexion. La couverture mobile atteint 99 % de la population et, en 2024, 93 % des Mauriciens de cinq ans et plus utilisaient un téléphone. Chez les jeunes de 12 à 29 ans, l’usage est quasi universel.
Mais le mobile ne sert plus seulement à appeler ou envoyer des SMS, il devient un véritable portefeuille. Les paiements numériques et sans contact explosent. Entre janvier 2023 et juillet 2025, le volume de transactions a presque triplé, passant de Rs 11,1 milliards à 28,5 milliards.
Des applications comme Blink, utilisées par plus de 150 000 personnes et acceptées chez plus de 9 000 commerçants, permettent de payer par QR code, régler ses factures ou transférer de l’argent instantanément, sans frais. La Mauritius Commercial Bank confirme cette tendance. Lors du Black Friday en novembre dernier, près de 399 000 paiements numériques ont été effectués, générant des milliards de roupies.
Le téléphone, autrefois simple outil de discussion, s’impose aujourd’hui comme un allié financier du quotidien, toujours prêt à payer, transférer ou régler un compte en un clic.


