
Le système de justice pénale mauricien doit évoluer pour répondre aux réalités d’une société en pleine mutation. Dans un article publié dans la newsletter du judiciaire, plusieurs mesures sont proposées pour réduire les délais, désengorger les prisons et renforcer la confiance du public. Des propositions qui interviennent alors que la finalisation du Police and Criminal Justice Bill, annoncé comme devant apporter des changements importants au système, est toujours attendu.
L’article publié dans la newsletter du judiciaire met l’accent sur des mesures déjà appliquées dans d’autres juridictions et qui pourraient être adaptées à Maurice.
Première proposition, le « bodycam » pour les policiers. Elles permettraient davantage de transparence et de responsabilité lors des interventions, et constitue un moyen de recueillir des preuves de manière instantanée.
Autre mesure, le recours au bracelet électronique pour certains prévenus. Les dispositions légales existent depuis 2011, mais ne sont toujours pas en vigueur. Selon l’article, leur mise en œuvre pourrait réduire les détentions avant procès, le surpeuplement carcéral et les coûts pour l’État, estimés à environ mille roupies par jour et par détenu.
Enfin, des déclarations de faits convenues et la production de témoignages écrits lorsque les faits ne sont pas contestés pourraient éviter la convocation inutile de témoins et raccourcir les procès.
Reste maintenant à voir comment ces propositions s’articuleront avec le Police and Criminal Justice Bill, dont la finalisation est toujours attendue.


