L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni prêts à « détruire » les capacités militaires de l’Iran

Berlin, Paris et Londres ont pris position, dans un communiqué commun publié dimanche 1er mars 2026, contre l’Iran, dont la riposte aux bombardements américains et israéliens a fait des victimes au Moyen-Orient. Les dirigeants de ces trois pays européens se disent prêts à mener des « actions défensives » pour défendre leurs intérêts et ceux de leurs alliés régionaux. L’Union européenne, elle, alerte contre une « escalade qui pourrait menacer la région, l’Europe et au-delà ».

Emmanuel Macron, le président français, lors du Conseil de défense du 1er mars 2026 au palais de l’Élysée, après la hausse des tensions au Moyen-Orient et des frappes iraniennes contre des intérêts français et alliés.

Le groupe E3, qui rassemble l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, a clairement pris position contre l’Iran dimanche. Téhéran, attaqué depuis samedi par Israël et les États-Unis – dont les tirs de missiles ont notamment conduit à l’élimination d’Ali Khamenei, le Guide suprême iranien –, a répliqué en menant des frappes tous azimuts contre plusieurs pays voisins, notamment ceux abritant des bases américaines, et Israël, où au moins 10 personnes ont été tuées dimanche selon les secours.

« Consternés » par ces attaques « à l’aveugle et disproportionnées », les dirigeants des trois puissances européennes ont dénoncé ensemble des frappes qui « ont ciblé nos alliés proches et menacent notre personnel militaire et nos civiles dans toute la région ».

Ainsi, Berlin, Paris et Londres avertissent : « Nous prendrons des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés dans la région. » Face à un Iran qui revendique ne se fixer « aucune limite » dans son droit à se défendre, les trois pays se disent prêts à des « actions défensives nécessaires et proportionnées » afin de « détruire à la source » les capacités militaires iraniennes. Ils doivent discuter de ces mesures défensives avec les États-Unis et leurs alliés, et le Royaume-Uni a d’ores et déjà accepté que l’armée américaine utilise ses bases militaires pour frapper les sites de missiles iraniens.

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