
Maurice progresse dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF). Le pays passe de la 57e place en 2024 à la 51e en 2025, puis à la 42e en 2026 sur 180 pays, soit un gain total de 15 places. Le score du pays est également en amélioration. Une évolution jugée positive, même si RSF souligne que les médias demeurent très divisés, avec des pressions politiques et des menaces qui continuent de fragiliser le travail des journalistes.
Dans son dernier rapport, Reporters sans frontières dresse un constat nuancé de la situation des médias à Maurice. Le pays est souvent présenté comme une démocratie stable, mais son paysage médiatique reste divisé et fragile.
Le rapport souligne aussi le rôle central de l’État dans l’audiovisuel public, la direction de la Mauritius Broadcasting Corporation étant nommée par le Premier ministre. RSF rappelle un épisode de 2020, lorsqu’une radio avait été suspendue 72 heures après des propos jugés offensants envers Narendra Modi, illustrant une régulation controversée.
Sur le plan juridique, RSF met en garde contre des textes jugés restrictifs, notamment la loi sur les médias de 2021 et les amendements à l’ICT Act, pouvant entraîner des peines de prison pour certains contenus sensibles.
Le rapport évoque aussi des inquiétudes sur la sécurité des journalistes, avec des cas de cyberharcèlement et d’arrestations en 2024. RSF conclut que, malgré l’amélioration du classement, la liberté de la presse reste fragile à Maurice.


