
Meta avait déjà fermé les applications Messenger pour Windows et Mac fin 2025. Il va désormais mettre fin en avril au site web de sa messagerie.
Cela fait plusieurs mois que la maison-mère de Facebook essaie d’encadrer l’usage de Messenger, son service de messagerie instantanée lancé en 2014, sur les ordinateurs. En décembre dernier, Meta avait déjà supprimé l’application Messenger pour Mac et Windows. Les internautes préférant discuter avec leurs amis et famille sur ordinateur avaient alors pu se rabattre sur le site web Messenger.com, qui permet d’accéder facilement à cette messagerie.
Mais ce mardi, Meta a annoncé que ce site serait lui aussi hors service à compter du 15 avril 2026. «À partir d’avril 2026, messenger.com ne sera plus disponible pour la messagerie», peut-on lire sur la page d’assistance de Facebook. Seule solution pour échanger avec ses contacts Messenger depuis un ordinateur : «vous pouvez utiliser facebook.com/messages pour continuer à envoyer des messages sur Internet».
En somme, il faudra obligatoirement se connecter au site web de Facebook pour continuer à utiliser la messagerie. La nouvelle ne va pas plaire à tous ceux qui avaient déserté le réseau social, et appréciaient l’interface minimaliste de messenger.com, qui permettait d’éviter de passer par le fil d’actualité, souvent rempli de publicités et de publications suggérées.
Faire revenir des utilisateurs sur Facebook
L’arrêt du site de Messenger vise sans doute à forcer les internautes à revenir sur le réseau social Facebook, et ainsi faire grimper le temps passé sur cette plateforme. En décembre 2025, d’après Médiamétrie, le service de messagerie de Meta comptait 37 millions de visiteurs uniques par mois en France, et 19 millions par jour. Facebook, quant à lui, rassemble 50,7 millions de visiteurs mensuels, et 33,6 millions chaque jour.
Mais l’arrêt du site de Messenger ne va toucher qu’une infime fraction de ce public. Toujours selon Médiamétrie, seuls 1,6% des utilisateurs de Messenger se sont connectés en décembre via un ordinateur. 97% d’entre eux utilisent la messagerie via l’application pour smartphone.
Après avoir poussé les utilisateurs de Messenger à utiliser une application séparée du réseau social, il y a près de dix ans, Meta cherche désormais à les faire revenir sur Facebook. Développer ce service de messagerie ne semble plus être une priorité pour la société de Mark Zuckerberg, qui mise ces derniers temps sur WhatsApp, son autre service de messagerie. Fort de 3 milliards d’utilisateurs dans le monde, le réseau s’est d’ailleurs récemment ouvert à la publicité.
Source: lefigaro.fr


