
Alors que la députée du Front Militant Progressiste, Joanna Bérenger, critique le manque de réactivité des autorités après le déversement d’eaux usées à Pointe-aux-Sables, le ministère de l’Environnement affirme avoir agi dès les premières heures suivant l’incident. Dans un communiqué publié hier, il détaille les mesures prises pour contenir la pollution, protéger le lagon et évaluer les dégâts causés à l’environnement.
Selon le ministère de l’Environnement, une première inspection a été effectuée le 11 juin, peu après que des travaux de fouille menés par l’entreprise GECC Ltd ont endommagé un conduit d’eaux usées de la Wastewater Management Authority à La Tour Koenig. Plusieurs organismes, dont la Police de l’Environnement, la WMA et le ministère de la Pêche, ont été mobilisés sur place.
Les premières constatations ont révélé le déversement d’eaux usées dans un canal, dont l’eau avait pris une coloration violette, ainsi que la présence de nombreux poissons morts. Des prélèvements ont été réalisés afin d’analyser la qualité de l’eau et de déterminer l’impact réel de la pollution.
Le ministère indique également avoir supervisé des opérations de pompage pour évacuer les eaux contaminées vers la station de traitement de Montagne Jacquot. Des consignes ont aussi été données pour renforcer la digue de sable qui retient les eaux polluées, retirer les déchets contaminés et récupérer les poissons morts. Le site a été sécurisé et reste sous surveillance.
Les autorités soulignent qu’aucune trace de pollution n’a été observée dans le lagon à ce stade. Les résultats des analyses et l’enquête de la Police de l’Environnement permettront de faire la lumière sur les circonstances exactes de cet incident et d’établir les responsabilités.


