
Arianne Navarre-Marie fera ses premiers pas en tant que Premier ministre par intérim. En l’absence de Navin Ramgoolam, c’est elle qui aura la responsabilité de diriger les travaux gouvernementaux au Parlement et de répondre aux questions adressées au chef du gouvernement lors de la Prime Minister’s Question Time.
Mais c’est surtout au niveau de la Private Notice Question que réside l’incertitude. Avec une majorité confortable au Parlement et une liste de questions déjà établie, seul le leader de l’opposition peut véritablement influencer le déroulement de la séance pour la Première ministre adjointe.
La liste des questions prévues pour la Prime Minister’s Question Time, qui ne dure que 30 minutes, est déjà connue. Si Navin Ramgoolam répond généralement à plusieurs questions durant le temps imparti, son prédécesseur Pravind Jugnauth n’en traitait parfois qu’une ou deux. Tout dépendra donc de la stratégie adoptée par Arianne Navarre-Marie dans la gestion de son temps de parole.
Si les ministres sont généralement épaulés par des fonctionnaires et conseillers pour préparer leurs réponses, aucune règle spécifique ne régit réellement l’utilisation du temps accordé pendant cette tranche parlementaire.
La plupart des députés appelés à poser des questions sont issus de la majorité. À l’exception notamment de Joanna Bérenger, qui souhaite interroger le gouvernement sur la Fair Share Contribution annoncé dans le dernier budget. Mais étant huitième sur la liste, ses chances d’intervenir demeurent limitées.
Mais tous les regards seront surtout tournés vers Joe Lesjongard. Le leader de l’opposition a le pouvoir de soumettre, le jour même avant 9 heures, une Private Notice Question adressée à n’importe quel ministre, y compris à la Première ministre adjointe.
S’il décide de ne pas utiliser cette possibilité, cette première journée comme Leader of the House pourrait finalement se dérouler sans grande difficulté pour Arianne Navarre-Marie.


