
Un nouveau courant souffle sur le port de Port-Louis. Le secteur portuaire connaîtra bientôt de grands changements. Tout dépendra des décisions du comité interministériel, dirigé par le Premier ministre adjoint, Paul Bérenger. Mais en coulisses, certains évoquent déjà la possibilité qu’une joint-venture entre deux grandes compagnies internationales s’intéresse de près au port de Port-Louis.
Le projet de privatisation des services portuaires ne date pas d’hier. Entre 2015 et 2017, le gouvernement MSM de l’époque, dirigé par Sir Aneerood Jugnauth, avait entamé des discussions avec la compagnie DP World, basée aux Émirats arabes unis, pour investir dans les services du port. Mais après la polémique et le tollé soulevé par les syndicats en 2017, le conseil des ministres avait finalement décidé d’abandonner le projet.
Cette fois, sous l’ère du gouvernement de l’Alliance du Changement, la privatisation des opérations de la MPA et de la CHCL semble prendre une tournure plus concrète qu’une simple annonce. Sous la houlette de Paul Bérenger, Premier ministre adjoint, le comité interministériel sur le développement portuaire serait en passe de conclure un partenariat stratégique pour l’avenir de Port-Louis. Selon nos informations, deux grandes compagnies internationales se sont positionnées pour reprendre certaines opérations, mais aucun accord officiel n’a encore été signé.
Par ailleurs, l’Union Européenne a également exprimé son intérêt pour développer les opérations, et son expertise pourrait être mis à contribution, si les activités portuaires étaient privatisées selon les standards internationaux.
Affaire à suivre.


